Une enquête accablante du RNDDH évoque les actes meurtriers des gangs armés à la solde du pouvoir en place dans les ghettos

Attaques contre des quartiers défavorisés : le RNDDH exige la fin de la protection des gangs armés par les autorités au pouvoir titre le dernier rapport de cet organisme qui met en exergue les dernières exactions des bandes armées dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

L’organisme dénote que du 23 au 27 mai 2020, 34 personnes ont été tuées dont 3 mineurs et 6 femmes 10 personnes ont été blessées par balles notamment dans les quartiers de Nan Tokyo. Pour certains, rapporte le RNDDH, Pont Rouge, au même titre que La Saline, est honni des autorités au pouvoir en raison de sa résistance antigouvernementale…
De novembre 2018 à décembre 2019, à La Saline et à Nan Tokyo, 136, personnes ont été assassinées, 11 femmes et filles ont été violées et plus de 7 personnes sont portées disparues décompte l’organisme défendant les droits de la personne.

« Le camp des personnes à capacités réduites, localisé sur la piste de l’ancienne aviation, a été attaqué. 2 personnes dont 1 mineur de 15 ans ont été assassinées. 5 blindés de la PNH ont activement participé à l’attaque de Nan Brooklyn. Des tubes de gaz lacrymogène ont d’abord été lancés dans toutes les directions puis, les résidents-tes ont été systématiquement pris en chasse par les bandits armés », lit-t-on dans le rapport,

Dans les conclusions de ce document, le RNDDH conclut que l’Inspection Générale de la PNH, très laxiste, ferme les yeux sur les nombreuses dérives des policiers qui protègent les gangs armés et entretiennent de bons rapports avec Jimmy CHERIZIER alias Barbecue. « Le 1er avril 2020, alors que l’institution policière affirme être à la recherche de Jimmy CHERIZIER alias Barbecue, elle passe des instructions pour que celui-ci participe à une distribution de nourriture, faite d’ailleurs dans l’irrespect des règles du Partenariat de Redevabilité Humanitaire (HAP). », donne en exemple le RNDDH.

Le RNDDH s’estime particulièrement préoccupé par la mise en place du G-9, avec la complicité et la bénédiction des autorités étatiques et sous le regard passif du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN).
Le RNDDH estime que les nombreuses pertes en vies humaines enregistrées du 23 au 27 mai 2020 à Pont Rouge, Chancerelles, La Saline, Nan Tokyo et à Fort Dimanche prouvent que l’Etat haïtien a failli dans sa responsabilité de garantir le respect du droit à la vie de tous-tes, tel que stipulé aux articles 19 et 3 de la Constitution haïtienne et de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

‘De même, le droit à la sécurité des personnes vivant dans ces quartiers défavorisés a été systématiquement foulé au pied. Or, il est de principe que le fait par un Etat de garantir le droit à la vie le soumet à l’obligation de maintenir de l’ordre, sur tout le territoire national », commente le RNDDH.
Au final, le RNDDH croit que le droit à la propriété privée des victimes des quartiers défavorisés a aussi été violé. En ce sens, souligne-t-il, il convient de rappeler qu’elles vivaient déjà dans un grand état de dénuement et ont dû – encore une fois – voir partir en fumée leurs maigres possessions.

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