quoi le quotidien du peuple haïtien est-il fait ces jours-ci ?

(TripFoumi Enfo) Haïti respire mal. Pas un jour sans de mauvaises nouvelles. La crise aigüe du pays, générée par la mauvaise gouvernance dans une large mesure, perdure. Le pays s’enlise dans un bourbier non avec l’espoir de s’en sortir, pas même dans 10 ans.
12 janvier 2010, un tremblement de terre avait secoué le pays, le mettant à genoux. Le temps d’un semblant de solidarité entre les fils et filles d’Haïti. Chacun pouvait compter sur l’autre. Du moins, au lendemain de la catastrophe.
Tout allait basculer quelques mois après. La période électorale a été révélatrice en ce qu’elle a pu lever le voile sur ce semblant de symbiose ou d’harmonie entre les Haïtiens. Le novice en politique, Joseph Michel Martelly a remporté les joutes et ce, au grand dam de l’intelligence, de la compétence, de la loyauté, et donc d’Haïti.
Depuis, une décadence accélérée s’est constatée. Les bandits légaux au pouvoir, et le pays chute comme une grosse pierre attachée au Pic la Selle. Les bandes armées illégales imposent leur loi à ce peuple au passé glorieux. Elles trouvent même une épaule sur quoi s’appuyer : l’État, qui devrait être l’incarnation des aspirations de la population. Mais…
Avec Jovenel Moïse au pouvoir, on a l’impression qu’on atteint l’apogée en matière d’indécence, de criminalité et de corruption. Par ailleurs, la misère, dont parle Jacques Stephen Alexis dans Compère Général Soleil, se pavane en petite tenue, poignard en main tout de bon. La mort s’installe donc, ici, sans rien à craindre. Les gangs fauchent. L’État aussi. L’État se déresponsabilise. Les gangs aussi. Donc, deux amis avec le même agir !
En 2018, des individus armés, missionnés par des hommes d’État, ont massacré de paisibles citoyens dans le quartier de La Saline. Au cours de leur action criminelle, ils ont mis le feu à plusieurs maisons et ils ont violé certaines femmes. Tout cela, pour le bonheur de certains éléments du pouvoir en place.
En vue de permettre à quelques groupes armés d’agir en toute impunité, la Commission Nationale de Désarmement, Démantèlement et Réinsertion (CNDDR) a été réactivée en mars 2019 par Jovenel Moïse. Un an après sa réactivation, cette commision a pu favoriser la fédération de plusieurs gangs de la région métropolitaine sous la dénomination de « G9 an fanmi e alye ».
Résultat : ces bras armés, réputés proches du pouvoir, kidnappent, violent et tuent, comme bon leur semble, des citoyens et citoyennes. Ils s’arrongent même le droit de vie et de mort, bien sûr, aux yeux de la communauté internationale, qui supporte, au mépris de la douleur de la population, un pouvoir sanguinaire et impitoyable.
Fort de tout cela, le quotidien du peuple haïtien, qu’on se le dise, est fait de peur, du sang , de désespoir, d’une misère mortifère, de stress. Mais, on gagne à rappeler qu’un peuple ayant produit des hommes tels Jean Jacques Dessalines, François Borgia Charlemagne Péralte, Lesly François Manigat, Jacques Stephen Alexis, Anténor Firmin ne saurait périr. Et trois fois NON !

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