Multilinguisme : Ce 20 mars, on célèbre la francophonie et la langue française !

Tout le monde est invité à célébrer la langue française, le 20 mars, à l’occasion de la Journée dédiée à cette langue officielle à l’ONU et de la Journée internationale de la Francophonie. Chaque année, cette journée est célébrée dans le monde entier, dans les pays francophones mais aussi dans ceux où la langue française est moins répandue.

Entretien de Carole Maisonneuve, Spécialiste en communication et multilinguisme au sein de l’ONU, avec ONU Info

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Jeudi 19 mars 2021 ((rezonodwes.com))– « Il s’agit de faire prendre conscience de l’immense richesse linguistique de l’Organisation des Nations Unies et de l’apport inestimable du multilinguisme à un multilatéralisme efficace, qui soit fondé sur la transparence », a déclaré Carole Maisonneuve, Spécialiste en communication et multilinguisme au sein de l’ONU, lors d’un entretien avec ONU Info.

L’ONU signale que le multilinguisme revêt plus que jamais une importance toute particulière pour l’Organisation car il favorise la tolérance et assure la participation effective de tous et toutes au processus de travail de l’ONU.
 Photo ONU/Manuel EliasUne vue de la salle de l’Assemblée générale à travers une cabine d’interprètes juste avant l’ouverture du débat général de la soixante-quatorzième session de l’Assemblée générale.

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Le multilinguisme, plus fondamental que jamais

Le 20 mars, les Nations Unies soulignent ainsi également l’importance du multilinguisme.
Selon l’ONU, le multilinguisme est crucial pour jeter des ponts entre les cultures, entre les communautés linguistiques, pour bâtir l’harmonie entre les nations et la compréhension mutuelle.

Il est également fondamental au travail des Nations Unies car il permet d’avoir un meilleur contact avec les bénéficiaires. Comment atteindre ou évaluer les besoins des bénéficiaires de l’action humanitaire ou des projets de développement si l’on n’est pas capable de communiquer et d’échanger avec eux.

« Si on regarde les opérations de maintien de la paix, ces opérations évoluent dans un contexte linguistique. Faire abstraction de ce contexte linguistique, c’est aussi se mettre en danger », explique Carole Maisonneuve.

Au cours de l’année écoulée, la pandémie de Covid-19 a montré l’importance de communiquer les informations clefs, tels que les gestes barrières ou les bienfaits de la vaccination, dans une langue qui est maitrisée des populations cibles.

Il en va de même pour sortir de la crise provoquée par la pandémie de Covid-19 et « reconstruire en mieux », car il faudra continuer de mobiliser toutes les composantes des sociétés, l’ensemble des pouvoirs publics et le monde entier dans un esprit de compassion et de solidarité.

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A noter qu’au début de la pandémie de Covid-19, lorsque la présence physique a été brutalement réduite au Siège de l’ONU à New York, les services linguistiques, de traduction et d’interprétation du Département de l’Assemblée générale et de la gestion des conférences ont rapidement adapté leurs méthodes de travail et n’ont jamais cessé d’assumer leur rôle essentiel de garants du multilinguisme.
L’apprentissage et les cours de langue française à l’ONU ont continué, à distance. L’ensemble des contenus produits et diffusés en langue française par les équipes du Département de la communication globale basées aux quatre coins du globe ont été maintenus, malgré une surabondance d’informations, parfois fausses ou trompeuses.

Cette année le français se conjugue au féminin 

La Journée internationale de la Francophonie s’inscrit cette année sous le thème « Femmes francophones, femmes résilientes », en hommage aux 190 millions de femmes des 88 États et gouvernements de la Francophonie, « qui se battent au quotidien, en particulier pendant cette crise sanitaire sans précédent ».https://platform.twitter.com/embed/Tweet.html?creatorScreenName=ONUinfo&dnt=false&embedId=twitter-widget-0&frame=false&hideCard=false&hideThread=false&id=1372936227708678149&lang=fr&origin=https%3A%2F%2Fnews.un.org%2Ffr%2Fstory%2F2021%2F03%2F1092222&siteScreenName=ONUinfo&theme=light&widgetsVersion=e1ffbdb%3A1614796141937&width=550px

« Les femmes sont davantage déployées dans le secteur informel et, avec le confinement et toutes les conséquences induites par la pandémie, elles ont vu leurs sources de revenus disparaitre du jour au lendemain », a déclaré Madeleine Oka-Balima, chargée de l’unité Egalité Femmes-Hommes de l’Organisation internationale de la Francophonie, lors d’un entretien avec ONU Info.

« Dans certains pays de l’espace francophone, les revenus qui sont générés par une femme aident à subvenir aux besoins de cinq ou six personnes, donc elles ont été impactées et leurs communautés ont été impactées », a expliqué Mme Oka-Balima.

Mais si les femmes ont été les premières victimes de la pandémie, « leurs réactions ont été clef pour aider à contenir la situation extrêmement difficile que nous vivons depuis un an », a continué la spécialiste de l’égalité femmes-hommes de l’OIF.

« Sur des questions d’éducation, on a vu des jeunes femmes dans de nombreux pays de l’espace francophone, en Afrique, dans les pays d’Europe et d’Afrique du Nord, se mettre à la tête d’initiatives pour continuer d’aider les autres », a souligné Mme Oka-Balima.

L’OIF a soutenu plusieurs de ces initiatives à travers son fonds de solidarité en faveur des femmes : « La Francophonie avec elles ».

Ce Fonds a été créé par la Secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo, en juillet 2020 afin de permettre aux femmes et aux filles, un « levier majeur d’atténuation des crises, par leur engagement constant auprès de leurs familles et leur contribution à leurs besoins essentiels », d’accéder au développement économique, à l’éducation, à la santé, à la citoyenneté et à la formation.

A ce jour le Fonds, muni d’une plateforme de dons, finance près d’une soixantaine de projets déployés dans 20 pays.

De nombreux évènements en ligne

De nombreux événements et plusieurs initiatives sont organisés par le réseau des référents pour le multilinguisme, des membres du personnel de l’ONU ou des États membres, dont un concert organisé depuis New York en collaboration avec l’OIF et la Représentation permanente de la France auprès de l‘ONU.

Certains sont ouverts au public, d’autres sont réservés aux membres du personnel de l’ONU et à la communauté diplomatique.

L’OIF a notamment organisé une programmation spéciale de son émission la « Francophonie, le direct » autour de la thématique « Femmes francophones, Femmes résilientes », samedi 20 mars, dès 14h30 (heure de Paris) en direct sur la page Facebook de l’OIF.

L’ONU célèbre chaque année six « Journées de la langue », consacrées aux six langues officielles des Nations Unies, soient l’arabe, le chinois, l’anglais, le français, le russe et l’espagnol. Ces journées sont l’occasion de sensibiliser la communauté internationale à l’histoire, à la culture et à l’utilisation de chacune de ces langues.

D’après l’Observatoire de la langue française, on compte 132 millions d’apprenants du et en français dans le monde. Parmi 300 millions de francophones sur les cinq continents, la très grande majorité dans nombre de pays a moins de 30 ans.

La date de la Journée de la langue française coïncide avec la Journée internationale de la Francophonie. Elle a été choisie symboliquement en référence au 20 mars 1970, qui marque la création de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). 

ONU Info
 

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