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Mali : Grande journée de mobilisation pour dénoncer les sanctions de la Cédéao, « inféodée » à la France

 
(TripFoumi Enfo) – Parés du tricolore malien, pancartes et banderoles hostiles à la Cédéao et à la France et au son des vuvuzelas, ils étaient des milliers, ce vendredi 14 janvier, ayant répondu à l’appel de la junte au pouvoir afin de manifester contre les sévères sanctions de la Cédéao, accusée d’être inféodée à la France.
 
Alors que la foule était impressionnante dans la Capitale Bamako, sur la place de l’indépendance, cet appel à manifester a été, en même temps, massivement suivi dans plusieurs autres villes du pays, notamment à Tombouctou, au Nord et à Kidal, au Sud. Il s’agit d’une véritable démonstration de force de la junte militaire.
 
Des images circulant sur les réseaux sociaux ont montré d’immenses foules compactes témoignant de la solidarité de la population malienne au colonel Assimi Goïta et à son gouvernement face aux mesures de la Cédéao et de la France. « On ne veut pas! Ni la France ni la Cédéao » pouvait-on lire sur une pancarte. Toutefois, l’AFP rapporte que plusieurs manifestants ont declaré qu’ils étaient venus pour dénoncer les sanctions de la Cédéao et non pour soutenir les autorités de transition.
 
En effet, les sanctions de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest ont été adoptées la semaine dernière. Il s’agit de sanctions commerciales et économiques. Ces dernières ont été imposées, selon la Cédéao, pour contester le calendrier de transition, proposé par les militaires au pouvoir. Elle s’étend sur 5 ans. Durée inacceptable pour la Cédéao et la communauté dite internationale.
 
Cette organisation (la Cédéao) de la sous-région est accusée d’être un bras de la France. D’ailleurs, la France a soumis au vote, au Conseil de sécurité des Nations-Unies, une résolution devant entériner les sanctions de la Cédéao.
 
Mais, c’était sans compter sur la Chine et la Russie qui ont mis leur véto contre la résolution. La France a dû solliciter le soutien de ses alliés « naturels », les Européens et les États-Unis pour agir.
 
Le secrétaire général des Nations-Unies, António Guterres, a appelé, le jeudi 13 janvier, le gouvernement de transition à présenter un calendrier raisonnable.
 
Il faut souligner que le Mali est devenu, ces derniers temps, un espace de lutte d’influence entre la France et la Russie. La présence de cette dernière au Mali inquiète la France et les Européens qui sont déjà présents sur le terrain dans le pays dans le cadre de l’opération Barkhane et la mission EUTM.
 
«Nous voulons rester engagés au Mali, nous voulons rester engagés au Sahel, mais ça ne doit pas se faire à n’importe quel prix», a averti Josep Borrell, le chef de la Diplomatie européenne.
 

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