L’Haïti de Jovenel Moïse : de l’insécurité grandissante au taux d’echange

L’insécurité grandissante et le taux du jour constituent deux des piliers palpables pouvant démontrer l’échec de la Présidence de Jovenel Moïse qui a, depuis sa campagne électorale, promis monts et merveilles, et qui continue d’ailleurs de promettre. Antonio Cheramy dirait « Li pa ka Ateri », mais ça c’est vraiment peu par rapport à ce qu’on observe en Haïti depuis l’avènement de “Nèg Bannann lan”, jusqu’à aujourd’hui.

Le meilleur exemple pour montrer que ce pouvoir ne se soucie guère de la vie de ses concitoyens est : La réalité de Martissant. Cette zone était plus qu’une référence à travers le temps et le pont de la vie nocturne entre le sud de la capitale et la région métropolitaine.

Les gens y vivaient tranquillement malgré la dégradation de la situation économique du pays. Leur résistance en toute dignité face à la misère de l’époque, témoignait de leur volonté de changer les choses par d’autres moyens autre que la violence.

C’est en 2017 que tout allait changer et prendre une autre tournure avec l’intensification des groupes armés. Les riverains de la zone de Martissant commençaient par connaître et vivre des actes de banditisme d’une barbarie sans précédent.

Les détonations d’armes automatiques allaient s’intensifier, des assassinats ciblés de journalistes, jeunes, entrepreneurs, simples citoyens, etc. Et surtout, avec cette nouvelle ligne de démarcation définissant une frontière entre le grand Sud et le reste du pays.

Les zones, occupées par les bandits armés, se sont vites multipliées. Et depuis, se posent de nombreuses interrogations: est-ce l’intensification des mouvements de protestation contre la Présidence de Jovenel Moïse?
Est-ce une nouvelle méthode d’intimidation pour la gestion du pouvoir politique?

L’Artibonite, L’Ouest, Le Sud, Les Cayes, presque tous les départements ont leurs lots de malfrats qui opèrent pour un patron qu’on ignore toujours.

À chaque massacre, à chaque crime de grande ampleur tout le monde fixe le Président pour entendre son mot, mais, aucune intervention sur la définition de ces nouvelles zones de non droit. Ce silence est interprété par les citoyens, qui estime que Jovenel Moïse n’a aucun souci pour la vie des citoyens et se tient uniquement à mandat qui est bel et bien vide de contenu.

Un autre fait marquant : le taux de change. Il est l’expression de la misère quotidienne des Haïtiens. La gourde continue son cycle de dépréciation par rapport aux devises étrangères. Le dollar prend des proportions inquiétantes par rapport à la gourde (114.00 gourdes pour 1 dollar US). Ce qui prouve une fois de plus l’échec de la politique économique (s’il y en avait une) de la Présidence de Jovenel Moïse. Parce que, à l’oeil nu, on peut constater clairement la diminution catastrophique du pouvoir d’achat de l’Haïtien. Le salaire de tous les employés (public et privé) reste inchangé, alors que le prix des produits de premières nécessités augmente au jour le jour.

En 2017, le dollar valait 62 gourdes. C’était déjà très significatif pour les économistes qui tiraient la sonnette d’alarme. L’année suivante, il est passé à 66 gourdes. Un cycle de dévaluation continue pour arriver à un trimestre de la fin de l’année fiscale 2019-2020 à 114.00 gourdes.

La valeur du dollar ne marche pas de pair avec le pouvoir d’achat qui continue de régresser. La vie économique de chaque Haïtien devient trop catastrophique.

Une Haïti au bord de l’abîme. Toutefois, étant séparés en classe – en situation économique; les plus vulnérables seront toujours les plus touchés par cette situation apocalyptique. Alors, entre l’insécurité et la faim, l’Haïtien a, à choisir de quoi mourir.

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