La Covid et le Corps Vide !

Tous les corps vivides sont vidés de leur vie au cours de cette ère covidique de peu de vie nourrie dans la survie, l’insomnie, la péripétie, l’ineptie, la pénurie, l’adynamie, l’asthénie et des envies inassouvies.

Jeudi 11 juin 2020 ((rezonodwes.com))– Sur des civières mortuaires amorties en un temps raccourci, les corps physiques sont empilés dans les vestiaires des hôpitaux avant d’être expulsés au cimetière en absence de cœurs fraternels, de chœur musical, de sœurs familiales, de mœurs funéraires et de fleurs d’obsèques de peur que les leurs s’infectent de cette même tempête qui a déjà cassé le cou de plus de 418 milliers de têtes au cours de son passage luciférien.

Des cercueils aux têtes d’œufs, ornés de deux étoiles,…, de cinq étoiles, on s’en fout pas mal. Car tous les corps covidés au seuil critique finissent comme des écureuils et des chevreuils; sans deuil et sans hommage. Absolument aucun accueil de veille sympathique sur des fauteuils funèbres ni aucune feuille pour étaler un recueil biographique dans l’optique de calmer l’orgueil familial. Les liquider en bon indigent, dans l’insigne déshonneur ! Telle est la consigne «indigne» reçue par les acteurs assignés au décor incolore des corps coronavirés exterminés en signe de protection contre l’infection dégénérée de la pestiférée.

Le corps social

Ce ne sont pas des enquêtes de l’IHSI, de l’INSEE ou du Census Bureau qui vont révéler dans un pléonasme bête que le contexte ne s’y prête pas à des fêtes ni à des requêtes exigeant des tête-à-tête. Qu’il soit malhonnête ou honnête, l’être de raison ne saurait avoir le cœur en fête dans ce contexte déraisonné d’une planète malmenée par une damnée d’une lignée assassine de portée singulière.

Principe de la quarantaine oblige, le corps social est délabré, amoché et outragé puisque dénudé de la chaleur humaine, des interactions en chaîne, à brule-pourpoint, entre capitaines et subalternes, déesses et serveuses, auteurs et lecteurs, managers et stripteaseuses, challengers et dilapidateurs, musiciens et mélomanes, chanteurs et promoteurs.

Dans la mêlée, ce ne sont pas les fidèles au grand zèle qui vont défrayer la chronique en frayant des passerelles pour respecter le rituel des dîmes et des offrandes mensuelles ou annuelles. Cette soudaine existence folle en ligne, en zigzag, en émojis, en live et en like artificiel, rabaisse, affaisse, stresse, oppresse et compresse.

Boom avec le Zoom, point de book avec Facebook, des étapes de qualité échappent avec Whatsapp, le cap est mis sur le Skype. L’esprit médiocre nous traque, la perfection se matraque et le jeu se détraque avec les plaques tectoniques de l’internet qui explosent en des hostilités, agressivités, animosités, des proses moroses et des vers pervers.

Heureusement que certaines institutions responsables dans les secteurs éducatif, médical, économique et social, savent tout de même se démarquer du virus de l’usage négativiste des outils technologiques.

Le corps diplomatique

Par ces temps de gestes-barrières, les bévues, les imprévues, les m’as-tu vu et les entrevues ordurières dépourvues de vues fraternelles se positionnent en arrière-plan des paroles guerrières qui hypothèquent les climats sereins du corps diplomatique. Les pressions, les agressions, les transgressions et les tensions montent d’un cran, transformant ainsi la diplomatie occidentale rancunière en une véritable poudrière en léthargie que la moindre étincelle peut faire sauter !

Il faudrait interpeler la lumière et brandir la bannière de la brigade de la paix et la fraternité pour que les relations harmonieuses se relèvent la tête altière. En cette ère de misère et de vipère, la prière et des interventions justicières sont à implorer pour sortir de cette ornière de fragilisation des acquis séculaires des conditions meurtrières.

Le corps politique

Politisation de la crise sanitaire, mascarade des acteurs impudiques en de faux masques de « Manman ak Papa bon kè », le corps politique devient davantage merdique, sadique et médiocratique. Tous les coups d’imposture sont bons pour les mauvaises pointures de la préfecture, la primature et la haute magistrature qui se confortent sur des mains fortes de l’internationale pour importer toute sorte de « radotes » en vue de leur ouvrir des portes pour des séjours ultimes en des prolongations injustifiées au sein de la bulle officielle badigeonnée.

Un dernier souffle toxique est accordé à ces criminels dans des prothèses et des respirateurs artificiels fomentés par des faux amis et des traîtres fils. Mais, évidemment, si ce n’est pas avant la date charnière, aucune seconde, aucune minute, aucune heure additionnelle ne sera allouée à ces amateurs, menteurs, tafiateurs, blasphémateurs et prédateurs qui ont gâché le bonheur des 11.5 millions d’âmes du terroir.

La fin de ces simagris, majigridis et grafitis funestes de la décennie d’ineptie de cette équipe pervertie – causant la meurtrissure de la patrie et la pourriture de nos progénitures – doit être sifflée.

Vox Populi, Vox Dei !

Carly Dollin

carlydollin@gmail.com

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