Joe Biden, le mythe d’un difficile bénéficiaire du mouvement solidarité-Georges Floyd aux Etats-Unis?

Dans l’imaginaire collectif des américains, en particulier, des afro-américains, ou encore des immigrés, le républicain représente un stéréotype de politique essentiellement xénophobe, ou tout au plus, négrophobe. Pourtant, quant au démocrate, ils le conçoivent comme étant le messi provenant des vœux prophétiques, remède à toutes les plaies societales américaines, et solution aux barrières migratoires. Cette perception de différenciation s’avère fausse et archi-fausse. Car, pour autant que nous pensions, Il n’y a pas de puissance salvatrice d’un dirigeant dans la politique des Etats-Unis, il y a plutôt la politique américaine, uniformisée peu importe qui detient l’arène du pouvoir, telle est conforme aux aspirations de l’establishement américain. Donc, il faudrait balayer les subtilités de partis ou les clivages Démocrate-Républicain pour pouvoir mettre à nu les dessous où sont dissipés les mythes socio-politiques Etats-Uniens. Au fait, démocrate ou républicain, pil ou face; cela revient à la même pièce.

Si la question de couleur aux Etats-Unis fait encore l’unanimité des débats socio-politiques ou conduit aux convulsions populaires, ce, en plein 21ème siecle; ce n’est ni la faute aux démocrates, encore moins, ni le tort des républicains. C’est un problème systémique. Donc, nul ne peut se croire incarner la réponse messianique à cette anomalie sociale et systémique.

Aujourd’hui, le problème ethnique dans ce pays des rêves, toujours considéré comme étant une bombe à retardement, s’explose en marge de la tenue des élections; l’un des plus importants, sinon le plus important moment de la tradition démocratique américaine; d’auncuns espèrent tourner le vent en faveur de sa barque, mais cette vague de tensions ethniques imprime la mouvance d’une nouvelle perspective de rapport US-BLACK-WHITE que personne ne peut en révendiquer la parternité.

Joe Biden, en raison de l’héritage de popularité légué par son ancien colistier Barack Obama, peut-il bénéficier des retombées politiques du mouvement solidarité-Georges Floyd? Peut-être oui! Et si c’était non?

Les parcours politiques de Joe Biden, du statut de Sénateur à celui de vice-président et premier conseiller de l’ex-président Obama, accusent une certaine inertie complice pour ne pas dire une initertie certaine qui entrave sa légitimité de tirer profit des opinions de répulsion face à l’administration de TRUMP. Il a été pendant longtemps au centre des pouvoirs politiques, tantôt Sénateur durant 36 ans de mandats, tantôt vice-président pendant 8 ans de mandats affilés. Au cours de ces périodes, il n’y a eu presque d’amélioration au sort des Hommes de couleur aux Etats-Unis. Alors que, l’initiative des lois revient au législatif selon l’article premier, section 7 de la constitution américaine; comme sénateur qu’a-t-il proposé à cet effet? C’est aussi à l’éxecutif de soumettre des projets de lois en vertu de l’article 2 de ladite constitution; en tant que vice-président et collaborateur premier du président, que peut-on lui attribuer en guise d’actif relatif à un éventuel bouclier de lois protectrices des noirs face au racisme systémique?

En fait, l’américain qui ne se laisse pas emporter par l’euphorie de l’heure serait mieux apte à tirer la conclusion de cette interrogation: Joe Biden peut-il bénéficier en première ligne des acquis de ces tensions populaires et raciales? ou pas?

Nous ne prétendons pas avoir la réponse absolue à cette interrogation. Certes, Il est une aubaine au parti démocrate de canaliser l’opinion de ce mouvement à son avantage, mais Joe Biden, nous semble-il, n’est pas pret d’en avoir gain de cause. C’est peut-être la raison de sa froide attitude qui agite des débats médiatiques.

Bernie Senders serait-il, en toute reserve bien sûr, le personnage idéal, suceptible de cueillir les lauriers de cette remise en cause des rapports sociaux aux Etats-Unis, de par sa proximité, dès le départ, dans la lutte contre l’inégalite socioéconomique, entre autres, symbole de la martyre des blacks américains en majeure partie ?

On est à deux doigts de la tenue des élections, les manifestants, parait-il, n’en sont guère préoccupés. Toutefois, seul le verdicte populaire traduira l’expression réelle des révendictions de ce mouvement, même si la question de qui gagne ou pas importe peu. En effet, tout est dans l’exercice pratique de la démocratie, non pas dans l’investiture des rues au quotidien.

En somme, si les démocrates tentaient au moins de remettre en question le statu quo des réalités ethniques aux Etats-Unis ou d’en faire cause commune à leurs visées, au-dela des vélleités dominantes de l’establishment, au moment où se déroule ce scénario, nul n’oserait contester le fait qu’ils seraient des ayants droits immédiats du fruit de ce mouvement, particulièrement en la personne de leur candidat Joe Biden.

Brillant Buder

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