Haïti : Plaidoirie pour une nouvelle configuration de la politique !

« Nous en avons marre ! » dans ce décor politique médiocratique emailé d’œuvres cyniques et de projets cosmétiques concrétisés par des acteurs comiques, impudiques et sadiques qui assènent la démocratie et la méritocratie de flopées de coups tragiques.
Les comportements barbares des dirigeants bizarres aux fonctions les plus prestigieuses de l’Etat ont terni l’image de la république emblématique sur le plan des valeurs universelles. Conscience citoyenne oblige, il y a urgence de concocter un « complot » sain avec des personnalités intègres aptes à faire bouger les lignes dans le sens de sauvegarder les vies et sauver la dignité nationale. Haïti n’en peut plus. Il faut un retour à l’équilibre !
Décidément, le sens de la dignité et la conscience citoyenne doivent nous interpeler à renverser la tendance de l’opacité à la transparence en donnant de la prestance et de l’essence à la sphère politique. « Quand la politique veut, l’économie peut ».
Haïti ne mérite pas de se néantiser si ignominieusement dans cette privation cruciale de cœurs humains et de cerveaux compétents motivés à implémenter des visions ancrées dans des projets de politiques publiques avisées au profit de la collectivité. L’urgence de l’heure voudrait que la  page accablante soit tournée par le truchement d’une touche politique patriotique devant servir de plaque tournante pour frayer le chemin du salut collectif. Les véritables patriotes doivent se résoudre d’éblouir les cœurs et les esprits en s’engageant dans l’arène politique afin de véhiculer des histoires synchronisées dans un climat économique et social salubre orné de prospérité, de paix, de lumière et de justice. In fine, tant au bercail qu’à la diaspora, la masse critique de citoyens consciencieux et sains d’esprits attachés viscéralement au pays doivent se réveiller de leur léthargie suicidaire pour éviter qu’il soit calligraphié à leur épitaphe : « Ci-gît la génération de la honte ».
Atteinte du bien-être collectif ne rime avec « bandi legal »
La récente décennie se dresse comme une preuve logique irréfutable qu’un pays ne pourrait se détacher des chaines de la misère pour tracer des avenues prometteuses à ses progénitures sans la judicieuse décision de choisir ses gouvernants de manière responsable. Alors qu’Haïti disposait de tous les atouts au lendemain du séisme de 2010 pour qu’elle emprunte le sentier de la stabilité et de la création de la richesse, elle avait plutôt marqué un virage chaotique pour s’éloigner de la trajectoire de la modernité. Nord-Sud, Sud-Sud, bi-tri-multi-latérales, les coopérations, les fonds bilatéraux, les financements multilatéraux et les bourses d’études ne tarissaient pas. Les opportunités se multipliaient. Cependant, l’hérésie politique d’accepter que n’importe qui venu de n’importe où et qui faisait n’importe quoi, puisse déposer ses fesses sur les fauteuils prestigieux de la Cité a fait basculer les espérances du changement systémique en des rêves chimériques.
CIRH, Petrocaribe, accroissement des enveloppes de la BID, la BM, l’UE et bien d’autres OI et ONG, les prédictions économiques basées sur les traits dominants des séries chronologiques visaient des taux de croissance économiques substantiels, même à deux chiffres. Au cours des années subséquentes au grand choc sismique qui avait coûté 7.9 milliards de dollars de pertes économiques au pays, on s’y attendait à une embellie. Surprise, après la reprise de seulement 6.15% du taux en 2011, la croissance du PIB avait chuté et n’a jamais atteint depuis même le niveau de 4%. Conséquences néfastes du désordre politique incessant, cette économie asthénique enregistre pour l’année 2020 un taux de croissance économique négatif de -3.37% (Banque mondiale). « Nos chaleureux remerciements aux capitaines pervertis de cette équipe politique « bandi legal » inculte et cupide, champions des perversions et des malversations ».
Certitude de l’échec quand règnent l’incompétence et l’avidité
Haïti ne saurait rater le présent momentum du creux politique abyssal résultant de cette grave acéphalie qui donne de la céphalée pour tiquer les forces vives sur la nécessité de plébisciter aux sièges stratégiques des personnalités honnêtes et cultivées. Tel à travers une déduction logique d’une démonstration par contraposée, cette dernière décennie d’inepties inédites nous aura appris la leçon salutaire que l’atteinte du développement inclusif ne peut rimer avec « bandi légal » aux fonctions décisives.
Imaginez l’angoisse et l’incertitude qui planeraient sur un pays si par un malheureux hasard les boutons régaliens étaient accessibles à un maniaque. Regrettablement, c’est ce qu’a vécu notre patrie profondément pétrie au cours des dix dernières années. Sur tous les plans, les indicateurs de performance économique et sociale s’exhibent dans un rouge vif servant de toile de fond macabre où se déverse au quotidien le sang de tellement d’innocents.
Somme toute, cela finit toujours dans la débâcle quand les manettes stratégiques se trouvent entre des mains sales, des cerveaux détraqués et des esprits vaniteux enclavés dans une mentalité de cupidité et de criminalité multifacette. L’absence de structures et d’institutions de vigie rend le paysage local plus sauvage certes ; comprenons par contre que même les sociétés modernes ne font pas exception à cette plausible relation de causalité entre dirigeants incompétents et chaos systémique. N’est-ce pas que les USA aussi ont été au bord d’une chute politique drastique par le seul fait que les clés géopolitiques aient été livrées à un raciste cynique et turbulent. Il a été regrettable de revivre dans une Amérique « dépêtrée du racisme » tout un quadriennat de tumulte trumpiste où la xénophobie et la misogynie affichaient ouvertement leurs gigantesques muscles et genoux assassins.
Sortir du labyrinthe
En effet, autour des tables, des cycles et des hémicycles animés en des discussions et réflexions poussées pour élaborer et implémenter des plans stratégiques dans les différents secteurs, l’inculture et l’imposture ne sauraient soutenir des argumentaires probants. Ce n’est pas à travers une boule de cristal que la dialectique pond des idées constructives et transformatrices. Il n’est jamais fatidique de réitérer que les peuples responsables doivent faire confiance à la science et exiger intégrité et transparence dans l’arène politique afin que règnent la stabilité, la justice, la paix et que les caprices cosmiques soient apprivoisés dans l’assurance.
Les résolutions judicieuses requièrent des attitudes et aptitudes remarquables à déceler à travers des acteurs compétents, à la hauteur des attributions de créer un climat politique incitatif à la création de la richesse et à l’équité sociale. Cette plaidoirie pour que les sociétés soient pilotées par la pensée logique, le savoir et le savoir-faire n’est pas aristocratique. Il s’agit d’un modèle salvateur qui se dresse plutôt dans l’esprit de la primauté de l’intérêt collectif sur les velléités narcissiques et égocentriques. D’ailleurs, cette stratégie gagnante de placer les pions aux positions appropriées est vielle de plusieurs siècles et elle s’inscrit dans la droite ligne des paradigmes portant sur le capital humain. « Tant vaut le dirigeant, tant vaut la société ».
Que nul ne s’immisce plus dans les affaires décisives de l’Etat s’il est coupable de fraude, de forfaits et de crimes de sang. C’est à partir de telles prémisses que l’on envoie le signal d’une véritable construction d’une société qui s’aligne avec les exigences de la modernité. Haïti doit se débarrasser de ses débris et ses vieux démons au timon des axes politiques.
Que la leçon soit bien apprise ; la nation ne doit guère réitérer les bévues électorales de ce passé décennal bancal. « Tant vaut le décor politique, tant vaut le climat social ». Place à la compétence et à la conscience aux affaires politiques et Haïti sera délivrée !
Carly Dollin
carlydollin@gmail.com


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