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Haïti – 7 février : la chronique d’un rêve brisé

7 Février 1986 – 7 Février 2013 ou la chronique d’un rêve brisé
Par Kerlens Tilus en Février 2013
(Tiré du livre Réflexions Au-delà de la Censure
“Dis kòb konsyans sèlman mwen bezwen pou mwen achte. Dis kòb konsyans sèlman Jezikri voyem al achte. Poukisa de jou an jou lavi a vini pi chè pou pitit Bondye ? Poutan yon ti gwoup gen twòp. Poukisa manke respè pou malere k ap drive nan vye mizè a? Entèlektyèl nou se frè tout bon ? Hmmhh!… pa prese reponn, fouye konsyans ou”.(Jean Bertrand Aristide)
 Vendredi 5 février 2021 ((rezonodwes.com))–
Sept Février mil neuf cent quatre-vingt-six, le dictateur Jean Claude Duvalier s’est envolé pour la France avec sa famille et certains de ses proches collaborateurs. Le peuple, chauffé à blanc s’érige en justicier pour flageller les Tontons Macoutes, les “lebruniser (brûler vif)”. Le président Duvalier a remis le pouvoir au Conseil National de Gouvernement(CNG), formé de duvaliéristes de pur-sang, militaires foncièrement corrompus et assassins, pour la plupart. De 7 Février 1986 à 7 Février 1991, le peuple haïtien a monté un mât suiffé. Durant les vingt années qui suivront, le peuple haïtien a vu et connu “George sans s”. Des petits médiocres ont investi tour à tour le pouvoir pour instituer la bamboche démocratique, piller les caisses de l’Etat comme l’ont fait les Duvalier. 7 Février 2013, Jean Claude Duvalier vit en Haïti, protégé par l’Etat haïtien et refuse de répondre de ses actes comme dictateur sanguinaire Pitit-Tig, qui a cautionné les actions des Tontons Macoutes. Jean Bertrand Aristide, un chenapan de président qui a été instrumentalisé par l’Église Catholique et certains intellectuels rabougris, est presque multimillionnaire, et est actionnaire dans tous les projets viables, qui rapportent de gros sous, en Haïti. Nous vivons le chaos, au point que Jean Claude Duvalier est plus que jamais adulé ; le rêve du peuple haïtien est brisé. Comment sommes-nous arrivés là ?
Haïti est un pays spécial ; c’est le pays de l’anomalie. En Haïti, les hommes d’État ne publient jamais des autobiographies. Une fois retournés à la vie civile, ils abandonnent le peuple qu’ils n’ont jamais vraiment aidé. Les hommes d’État, même les plus criminels, flagellateurs de cerveaux, dilapidateurs des fonds de l’État vivent en toute quiétude sans le souci d’être inquiétés. C’est la solidarité dans l’abjection. Tous ceux qui osent questionner leur gouvernance objectivement sont intimidés et assassinés. Haïti, pays “tèt anba”, est contrôlée par des bandits légaux, des assassins, dealeurs de drogue à cravate qui méritent d’être en prison.
Jean Bertrand ou la grande supercherie de l’Église Catholique
Plus d’un s’amusent à dire qu’Aristide a défié le Vatican, l’Église Catholique en Haïti pour se faire élire à la magistrature suprême de l’état. Mais, on refuse d’analyser les faits. Est-ce qu’un prêtre peut remettre en question l’autorité du Vatican ? Est-ce qu’Aristide pouvait échapper au foudre des disciples de Cesare Borgia ? Quelles sont les figures de proue de l’Église Catholique qui épaulaient Aristide ? Qui conseillaient Titid, de 1985 à 1991 ? Qui supportaient Titid durant ses sept mois de gouvernance en 1991 ? Nos historiens qui ont sûrement les réponses à ces questions doivent répondre franchement au peuple haïtien et aux jeunes haïtiens, qui ont marre de la situation chaotique dans laquelle les Haïtiens végètent, aujourd’hui, et qui veulent remonter la pente et assurer la renaissance d’Haïti. On est prêtre pour la vie, on peut cesser de faire la messe, on peut cesser d’administrer une paroisse, on peut cesser d’assister un Curé comme Vicaire, mais on demeure prêtre. Tous les collaborateurs influents d’Aristide de 1985 à 1991 furent des prêtres (en fonction et défroqués). Jean Bertrand Aristide est un fils légitime de l’Église Catholique. Si on arrive à camper l’homme Aristide, on pourra voir l’âme de l’Église Catholique qui n’est pas du tout “catholique”.
Jean Bertrand Aristide est un humble, un soumis, c’est un “sousou”en bon créole haïtien. Tous ceux qui ont fréquenté l’école classique et même le séminaire avec lui, ont le même témoignage. C’est un élève studieux, brillant, espiègle, hypocrite, et opportuniste. Jean Bertrand Aristide peut instiguer une mutinerie, et se dédouaner sans se faire remarquer, et sans se faire gronder. Il est l’Haïtien le plus brave de la deuxième moitié du 20è siècle. Titid est un grand homme de théâtre qui sait comment tirer les ficelles, comment amadouer les gens. Titid est un bluffeur né. Enfant frustré, jeune adulte plein de rêves, ambitieux, Titid a fini par comprendre que toutes les conditions étaient réunies pour chambarder le système duvaliérien selon sa lecture “Machiavélienne” de la situation haïtienne ante 7 Février 1986. Titid a su faire des alliances au sein même du régime duvaliérien. Utilisant son statut de prêtre, il a essayé d’éveiller “dis kòb konsyans” chez la masse et le peuple tout entier. Dans un premier temps, l’Église Catholique était hostile face au message de changement de Titid. Mais, après le passage du pape Jean Paul II avec son fameux message : “Il faut que quelque chose change”, l’Église Catholique a instrumentalisé Titid. C’est ainsi qu’elle a monté une machine infernale composée de prêtres brillants en fonction et défroqués, issus de classes sociales différentes (Nèg nwè, milat, blan).
Nous pouvons citer : Antoine Adrien, Reynald Clérismé, Jean Claude Bajeux, Mgr Willy Romelus, Mgr Louis Kébreau, Jean Marie Vincent, Laennec Hurbon, entre autres. Les hommes d’église, en général, sont de grands diplomates. Ils ont toutes les qualités d’un excellent diplomate : Ruse, hypocrisie, opportunisme, adresse, finesse, mensonge, circonspection, tact, non état d’âme, grande intelligence, etc. Nos hommes d’église ont adopté la stratégie de diabolisation d’Aristide par l’Église Catholique pour chauffer à blanc le peuple et la masse haïtienne. L’Haïtien est passif en général, mais se sent concerné, et est actif quand il fait face à une injustice criante. Le peuple haïtien a défié les militaires, et ont accompagné jusqu’au bout Aristide. Même aujourd’hui, en 2013, la majeure partie de la masse considère Aristide, grand diplomate, qui se la coule douce comme victime. La grande question qu’on doit se poser est : Comment des hommes comme les pères Antoine Adrien, Jean Marie Vincent, Ti Jean Pierre Louis pouvaient créer une mutinerie au sein de l’Église Catholique sans être réprimandés, attaqués, et éliminés ? Pourquoi a-t-on assassiné Monseigneur Oscar Romero, le 24 Mars 1980, dans l’enceinte d’une église même, qui défendait les opprimés en Salvador, et non ces messieurs en Haïti ? Est-ce que ces messieurs représentaient vraiment un danger pour les Américains, la Communauté Internationale, et les nantis d’Haïti ? Ce sont des réponses que les historiens et les analystes politiques devront donner.
En Haïti, les “Mèt Peyi” ont un système de contrôle mis en place pour faire du maquillage politique, et pour éviter des révoltes sanglantes. Dans le cas d’Aristide, plusieurs facteurs ont été considérés. “La République d’Haïti fut frappée de plein fouet et entra en récession dès 1980 pour, pratiquement n’en jamais sortir” (Ludovic Comeau Jr, Situation géopolitique d’Haïti et enjeux du développement économique, 2012). Les officiels du gouvernement de Jean Claude Duvalier dilapidaient les caisses de l’état en soumettant le peuple à une dure répression. Ils n’ont pas pu faire la révolution économique que le président ne cessait de claironner dans les discours à la nation. Cette situation était révoltante. Les trois B (Bouillon, Bamboche, Bâton) n’étaient pas toujours au rendez-vous. L’Église Catholique était à la solde du régime, et face à l’opposition, la résistance farouche du peuple face aux dérives “macoutiques”. L’Église Catholique voulait protéger ses arrières, et tirer son épingle du jeu. Les Américains exprimaient leur désaccord avec l’administration en place, et voulaient jeter du lest. Le coup de l’Église Catholique était bien calculé. Leur poulain Jean Bertrand Aristide avait une triple mission : 1- Mater la rébellion 2- Protéger les intérêts de l’Église Catholique 3- Réduire l’influence des Américains, de l’international (par rapport à l’Église Catholique), et également protéger leurs intérêts, et ceux des Nantis d’Haïti.
7 Février 1991-30 Septembre 1991 : Zen Pete
L’Église Catholique n’a jamais apprécié le communisme. La présence des hommes de gauche comme Gérard Pierre Charles, Victor Benoit à côté de Jean Bertrand Aristide ne rassurait pas l’Église Catholique. Gérard Pierre Charles, bien qu’opportuniste comme la plupart des intellectuels haïtiens est un intellectuel condescendant qui n’accepte pas les dictées piégées. Les hommes de terrain comme K-Plim, Turneb Delpé qui étaient chauffés à blanc étaient indomptables. Ces messieurs n’avaient pas compris qu’ils étaient des marionnettes dans la grande pièce de théâtre, mise en scène par l’Église Catholique. Aristide finira par réduire leur influence au sein du mouvement. Aristide était un néophyte qui avait mal lu Nicholas Machiavel. Aristide pensait qu’il pouvait jouer à la fois l’Église Catholique, les Américains et les nantis d’Haïti qui l’ont bel et bien supporté, et le peuple haïtien. Ces conflits nous ont donné le coup d’état du 30 septembre 1991.
L’échec de Lavalas
Nous ne nous targuons pas d’être dans le secret des dieux, mais pour avoir connu, vécu avec des amis et proches collaborateurs de Jean Bertrand Aristide, nous sommes en droit d’opiner sans la peur d’être indexé de blasphémateur. Les pères Max Dominique, Antoine Adrien, Mgr. Louis Kebreau, et Jean Claude Bajeux furent mes professeurs. Certains prêtres ont des femmes et enfants que je côtoie jusqu’à ce jour. J’ai eu la chance durant ma carrière de traducteur professionnel de rencontrer des étrangers qui ont des informations de première mains, que nous avons aidé à traduire en anglais, en Français, et créole haïtien. Cela m’écœure de voir que la majeure partie des livres d’analyse politique sur Haïti sont écrits par des étrangers. Où sont les historiens, les politologues haïtiens, les experts en diplomatie, et affaires publiques et internationales qui font la gorge chaude, en Haïti et dans la diaspora ?
Nous avons succinctement montré plus haut que le projet lavalas était un projet d’intérêts multiples. Nous, Haïtiens, sommes anti-normes, anti-procédures. Les acteurs Lavalas ont laissé le libre champ à la Providence pour aplanir les voies. Dans un livre déjà rédigé, j’ai fait une analyse beaucoup plus étendue de l’échec de Lavalas comme mouvement dit populaire et progressiste. Je vais me contenter de citer des sources de conflits. Depuis les années 50, l’Église Catholique avait en son sein des rebelles. Qui ne se souvient pas du fameux chapitre “Catholicisme et Indigénisme religieux” rédigé par Gérard Bissainthe dans le livre collectif “Des prêtres noirs s’interrogent” (Paris, Cerf, Présence Africaine, 1956). Tous les prêtres ne sont pas des disciples de Cesare Borgia. Il y en a qui sont consciencieux, honnêtes et sincères. Monseigneur Oscar Romero en était un.
Durant l’exil de Jean Bertand Aristide, le père Antoine Adrien était le bras droit du prêtre défroqué. Aristide a signé le gage de mort d’Haïti à Washington D.C sous les yeux du père Antoine Adrien. De retour en 1994, le premier acte de JBA était la restitution du Petit Séminaire Collège Saint Martial à la congrégation des Pères du Saint-Esprit. Aristide finançait largement cette congrégation, à travers des dotations venant de plusieurs ministères dont celui du plan (MPCE). Ce mariage n’allait pas durer. Quand Aristide s’est érigé en un monstre pour poursuivre avec son agenda personnel, les pères Antoine Adrien, “Jean Claude Bajeux”, et Max Dominique (qui n’avait jamais adhéré au projet Lavalas) l’ont réprimandé sévèrement. Malheureusement, il était déterminé à ne pas suivre les conseils de ses anciens maîtres. Il est bruit que la santé du père Adrien qui était déjà défaillante s’est aggravée, suite à une altercation avec le prêtre président (une histoire de boire du sang dans un calice et d’invectives). Cette thèse est solide, car lors des funérailles du père Antoine Adrien, dans l’enceinte du Petit Séminaire Collège Saint Martial, le père Max Dominique n’a pas caché sa déception et a sermonné Jean Bertrand Aristide qui jurait par tous les dieux tutélaires, les lwas du panthéon vodou d’éliminer Max Dominique. C’est étonnant de voir que le père Max Dominique est décédé paisiblement, suite à une longue maladie courageusement supportée.
Au retour d’Aristide, en 1994, certains lavalassiens comme Gérard Pierre Charles, Sauveur Pierre Etienne, qui restent et demeurent des hommes madrés et avisés ont vite compris qu’Aristide était un cadeau empoisonné. C’est ainsi qu’ils ont fondé l’Organisation du Peuple en Lutte(OPL) en 1995, suite à la décision de Jean Bertrand Aristide de fonder le parti Fanmi Lavalas. Ces deux groupes se sont battus durant neuf ans avec acharnement, et Aristide a fini par se replier en 2004 pour retourner en force, en 2011. Les Haïtiens sont tellement ignorants, émotionnels, opportunistes, et peureux, qu’ils ne prennent jamais le temps d’analyser la situation politique. Les intellectuels haïtiens, formés surtout en France, vous parlent de Pierre Bourdieu, Alain Touraine, mais n’arrivent pas à analyser Haïti au prisme de ces messieurs qu’ils maîtrisent bien, pourtant. Ceux qui sont imbus et qui ont pu déceler les causes, la grande supercherie utilisent ces données pour extorquer et s’enrichir. Méfiez-vous des docteurs en Haïti ; nombre sont des prostitués.
Les nantis d’Haïti n’ont jamais eu confiance en Jean Bertrand Aristide qui jouaient sur plusieurs terrains en mauvais lecteur de Nicholas Machiavel, en bon disciple de Cesare Borgia, qu’il affectionne tant. De 1991 à 1994, sur la demande de Titid, les Américains ont imposé un embargo sur Haïti, qui a grandement profité aux nantis d’Haïti. Ces derniers ont toujours pensé que le retour d’Aristide n’était pas favorable pour eux, car ils roulaient sur l’or durant le coup d’état. En passant, nos bourreaux arabes, juifs et autres en Haïti qui instrumentalisent les mulâtres, les intellectuels noirs, les nouveaux noirs riches ont des patrons dans les grandes capitales du monde. Malheur aux naïfs qui pensent qu’ils peuvent se laisser chevaucher par Dessalines, et les héros bossales pour faire la révolution.
Il est dit qu’au sommet, tout se rencontre. Andy Apaid et Jean Bertrand Aristide qui n’ont pas honoré nos héros de l’Independence, en 2004, ne sont pas des ennemis comme on tend à le penser. Jean Bertrand Aristide est le partenaire de grands hommes d’affaires, issus du Moyen-Orient. Certains grands banquiers de la place sont des hommes de paille de Jean Bertrand Aristide. Aristide a réussi à s’imposer comme membre de la classe des nantis, et l’intégrer. Le fils du peuple, le petit prêtre qui a été humilié par plus d’un dans son enfance, qui est ridiculisé à cause de son “look” effrayant, dit-on, s’achète de grands prostitués, des “latchyamimi”. La cupidité, la gloutonnerie, l’opportunisme, le kokoratisme, l’orgueil, l’ignorance, la militance aveugle, l’inconscience, et l’indiscipline sont entre autres, les causes de l’échec de Lavalas.
Stratégies pour monter la grande supercherie
Aujourd’hui, Haïti est un grand laboratoire, un cas intéressant pour les grands chercheurs, et même un défi pour les futurologues. Pour certains futurologues que je côtoie, Haïti est un bébé qui a déjà un appareil génital d’adulte, qui engrosse des femmes dans leur sommeil. De nombreuses femmes sont ‘victimisées’ par le bébé Haïti. Des maris sont furieux, des femmes sont déshonorées, des adultes sont jaloux. On ne peut pas tuer le bébé, on ne peut pas l’emprisonner à vie, il est difficile de l’éduquer à cause de son hyperactivité. Un comité doit être formé pour adresser le problème. Les experts qui peuvent étudier le dossier, et faire des propositions valables et viables sont mesquins. Il nous faut des experts compétents, performants, expérimentés, et désintéressés. Comment faire pour monter cette équipe ?
Les stratèges qui ont monté cette grande supercherie “Lavalas” sont des architectes sociaux. D’ailleurs, nombre d’entre eux sont des prêtres “free-loaders”, ils doivent tout à l’Église Catholique. Tout en étant défroqués, ils vivent à partir des bonnes grâces de l’Église. Si l’Église Catholique a pu réunir une équipe solide de grands chercheurs, aidés de l’international, des nantis d’Haïti, des paysans, et de toutes les couches de la société, à l’insu de certains d’entre eux pour défendre ses intérêts mesquins, pourquoi ne se porte-t-elle pas volontaire pour monter une équipe “Kita Nago” pouvant faire l’anamnèse du bébé Haïti, malade, et monter un plan de traitement ? Le problème d’Haïti est complexe, très complexe. Imaginer deux parents pauvres vivant avec quatre enfants autistiques à Cité Soleil, Haïti.
Les stratèges ont utilisé de vieux conflits, et en ont créé de nouveaux. Citons quelques-uns : Mulatrisme Vs Noirisme; Riches Vs Pauvres; Haïtiens de l’intérieur Vs Haïtiens vivant à l’étranger (Diaspora); Éduqués Vs Non-éduqués; le régionalisme primaire; Dichotomie Vodou/ Église Catholique; Dichotomie Vodou/ Église Protestante; Moun anwo vs moun anba; Wòch nan dlo vs Wòch nan solèy; Non-accès à une éducation de qualité pour la masse; l’assassinat de caractère, l’assassinat physique, entraves aux libertés individuelles, l’enrichissement illicite, affaiblissement de l’appareil de justice, l’assujettissement de la presse, l’intimidation, la colonisation mentale, la culture de l’apartheid, médiocrité, corruption, le zokikisme, le salamisme, la haine de l’autre etc. Dans la vie, tout être humain a des choix devant soi. Personne ne peut imposer un choix à quelqu’un. L’Haïtien souffre parce qu’il s’accroche à la vie, l’Haïtien s’accroche à la vie parce qu’il est résilient. Cette résilience est utilisée pour abêtir, pour déshumaniser, détruire l’identité de l’Haïtien. On ne donne jamais la chance à l’Haïtien de se guérir et se rétablir (l’un des aspects de la résilience). Pourquoi l’Haïtien qui souffre au même titre que le palestinien occupé et terrorisé ne commettra jamais des actes terroristes contre les intérêts de ses bourreaux ? Plus d’un diront parce qu’ils ne sont pas conscients, parce qu’ils sont passifs. Faux, faux, archi-faux. L’Haïtien est vodou et chrétien à la fois, il aime la vie, il ne partage pas la philosophie de certains pays de l’Orient, à savoir que l’homme est réincarné, Allah réserve des vierges au ciel. Ils n’ont pas l’espérance de l’après vie ou encore, ils ne sont pas attachés à la mort. Oui, nous devons mourir, oui, nous acceptons de mourir, mais nous pleurons nos morts éternellement. La grande question est: Comment pouvons-nous utiliser notre résilience, notre attachement à la vie pour résister aux agents du diable ?
Que faire pour sortir Haïti du marasme ?
Sur le long terme, on devrait penser au dialogue national entre les forces vives de la nation haïtienne, un dialogue international franc, inter-haïtien, inter-classes sociales(Arabes/Mulâtres/Nègres), la conception d’un plan d’architecture sociale, la mise en place pour l’édification d’une Haïti Nouvelle. Sur le court et le moyen terme, on doit faire du lobby auprès du Saint-Siège, de Washington D.C, Ottawa, Paris, Londres. On doit encourager les organisations de la société civile à se structurer. On doit encourager l’entraide, on doit conscientiser les Haïtiens de partout à avoir au moins “dis kòb konsyans” comme l’a si bien dit le père Jean Bertrand Aristide. Comprendre Aristide, c’est comprendre l’homme haïtien, en général. Comprendre l’Église Catholique, c’est comprendre le système corrompu, et mafieux en Haïti. Comprendre le fonctionnement des grandes sociétés occidentales, c’est comprendre l’architecture sociale.
Haïti, plus que jamais, a toutes les ressources nécessaires, possibles pour entamer sa décolonisation mentale, pour faire une révolution culturelle, vivre le développement durable, sans une occidentalisation à outrance, et en évitant les effets néfastes de la globalisation. Haïti a toutes les ressources nécessaires pour élaborer un “master plan” pour sa construction. Haïti a toutes les ressources nécessaires pour éviter que les institutions comme l’Église Catholique qui devrait être la gardienne des grandes valeurs universelles puissent mettre en place des plans macabres, créer des monstres pour annihiler les Haïtiens, Haïti. L’Église Protestante n’est pas assez structurée pour monter une telle supercherie, bien qu’elle contribue également à l’annihilation d’Haïti, par sa passivité et son aloralité. Haïti est prise en otage par des religions et des leaders religieux charlatans qui ne connaissent guère le CHRIST, qui ne relient pas l’homme haïtien avec son Créateur et qui ne le permet pas de connaitre YAHWEH à travers soi-même, d’entendre le son glorieux et d’expérimenter cette source jaillissante de Lumière en lui.
Conclusion
Dans les Chants d’Espérance, au numéro 320, un message est véhiculé. Ce message me laisse perplexe. Nous, Chrétiens évangéliques, demandons à Dieu de sauver notre chère Haïti. Au tout début du chant, nous chantons que “Du ciel nous sommes citoyens”. Que faisons-nous pour aider la Providence à sauver notre chère Haïti ? Est-ce notre attachement au ciel, notre double nationalité Ciélo-Haïtien qui nous porte à négliger Haïti, et embrasser le ciel en faisant de nouveaux riches en Haïti et dans la diaspora, chaque semaine, qui construisent des Églises-Boutiques pour rançonner de pauvres fidèles ?
J’ai débuté cette réflexion avec un extrait du chant “Dis Kòb Konsyans”, écrit par le prêtre président Jean Bertrand Aristide, fils de l’Église Catholique, disciple de Cesare Borgia, briseur du rêve de l’Haïti Nouvelle et prospère. Je m’adresse au prêtre président, qui nous a demandé dans ce chant de ne pas nous empresser de répondre aux questions : Pourquoi ne respecte-t-on pas les malheureux qui croupissent dans la misère, qui vivent dans l’indignité ? Sommes-nous frères ? 22 ans après son ascendance à la magistrature suprême de l’état, Père Jean Bertrand Aristide qui nous a demandé de ne pas nous empresser, de mûrir notre pensée à la réponse, peut répondre, et doit répondre à ces deux questions. Je suis prêt à donner ma vie pour Jean Bertrand Aristide s’il peut me démontrer qu’il a “Dis Kòb Konsyans”.
Dans Galates 6 v 7 à 10, il est écrit : “ Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair, la corruption, mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit, la vie éternelle. Ne nous lassons pas de faire le bien ; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas. Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi”.
Le père Jean Bertrand Aristide et tous les autres malfrats vivants qui ont participé à la grande supercherie, ont encore le temps de se racheter. Ezéchiel 34 a déjà prononcé le jugement qui leur est réservé. À me frères Chrétiens Évangéliques, en Haïti et dans la Diaspora, je vous dédie, en ce jour du 7 Février, le premier chant des Chants d’Espérance qui se lit ainsi :

“Crions à Dieu pour que notre patrie
S’éveille enfin de son sommeil de mort.
Que constamment tout enfant de Dieu prie !
Ah ! Par la foi changeons son triste sort.
Oui, qu’à ces soins chacun de nous s’applique :
Nous l’obtiendrons ! Indicible Bonheur !
Temple, maison, rue et place publique,
Tout redira le beau nom du Sauveur.
Allons, Allons ! Enfants du Dieu de gloire
Levons nos fronts trop longtemps abattus ;
Comme aux beaux jours de notre sainte histoire,
Chrétiens, vivons ou mourrons pour Jésus.
L’aurore vient de ce jour magnifique
Où, secouant les fers de l’oppresseur,
Tout l’univers, dans un même cantique
Proclamera le beau nom du sauveur.
Étant donné que je ne suis pas théologien, j’aimerais bien qu’un pasteur protestant comme le duvaliériste Osner Févry m’explique ce chant, et me dise pourquoi les leaders protestants sont aussi attentistes, en Haïti et dans la diaspora. Je décide de ne plus participer à des débats stériles, de zens politiques, ni travailler avec des gens malhonnêtes, qui n’ont pas bonne réputation. Oui, il faut inclure tout le monde, Oui il faut faire appel à tous les Haïtiens. Mais, nous ne devons pas flatter les inconscients. Ceux qui sortiront coupables aux assises du dialogue international inter-haïtien ne pourront pas briguer des postes électifs dans l’Haïti Nouvelle. Seuls les fidèles, ceux qui ont combattu le bon combat de la foi, de la résilience, de l’honnêteté, du respect de la vie, etc. pourront avoir l’indicible honneur d’être leaders et dirigeants dans la Nouvelle Haïti, qui aura pour socle l’État de Droit et la Bonne Gouvernance. Barrons la route aux assassins, aux cupides, et aux briseurs de rêves.
(Ajout) : Vive une Haïti unie, prospère, digne et fière ! HAYTI=ITYAH= La Maison de DIEU doit, a tout prix sortir de l’ornière du marasme, de cette tornade de matières fécales qui rendent la vie intenable. Et, ce sont les dignes Fils et Filles de Dieu, et du Polymathe, Futurologue et serviteur de Yahvé, Jean Jacques Dessalines qui doivent libérer ce pays et le construire. Le peuple Haïtien doit retourner vers son Créateur s’il veut vraiment sortir sous l’emprise des satanistes lucifériens et racistes esclavagistes de l’occident et de leurs esclaves de maison à l’intérieur de pays. Nous devons garder la foi, car avec Jésus-Christ, nous ferons des exploits. L’Eternel ne délaisse jamais ceux qui se confient en lui. Joignons nos flambeaux, à l’approche du 7 Février 2021, en faisceaux pour projeter une lueur nouvelle sur l’écran d’Haïti. Nous devons nous en découdre avec la violence politique utilisée et instrumentalisée par les éternels bandits au pouvoir et leurs compères de l’opposition en débandade qui ne peut que nuire au bon fonctionnement du pays. Le théâtre de singes doit cesser ; les élites répugnantes et la classe politique amorphe et revancharde doivent donner une chance à ceux qui souffrent pour forger leur destin. Mon Dieu, PAPA YAH protègera et libèrera mon peuple, ses enfants ; je le crois avec toute la force de mon âme. Gloire à Toi, Seigneur Jésus, mon seul Sauveur, Rédempteur et Divin Maître.
Kerlens Tilus
Snel76_2000@yahoo.com
Tel : 631-639-0844


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