Entre la volonté de garantir la sécurité et les coups de théâtre du CSPN

Le miroir de l'info !

« Gouverner, c’est prévoir. Ne rien prévoir, ce n’est pas gouverner, c’est courir à sa perte ».
On le trouve dans ses journaux, sous la même forme (comme dans La Presse du 28 janvier 1846).
C’est-à-dire depuis au XIXème siècle le monde occidental dont Haïti hérite la culture comprend bien le mot gouverner et connaît également sa finalité et le résultat de manque de capacité de gouverner.
Il est vrai qu’à cette époque que nous venions à peine de sortir de l’esclavage, mais plus de 200 ans après, le mot gouverner représente un défit pour la majorité de nos dirigeants.
Un dicton de Confucius dans le livre des sentences (-551_479 av. JC) mentionne : « Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte ; sous un mauvais gouvernement, la richesse est aussi une honte. »
À noter, si gouverner, c’est prévoir, c’est agir pour l’avenir, qui seul dépend de nous, plutôt que pour le présent, qui, enfant du passé, n’est pas plus en notre pouvoir dès qu’il vient de naître. Cette formule de sagesse politique est aujourd’hui bien installée dans l’usage. Gouverner, c’est prévoir, choisir et expliquer. Surtout quand les défis sont complexes et à long terme. Au préalable, il faut être élu et, pour cela, se livrer à un tout autre exercice : séduire, promettre, simplifier. Et faire miroiter des lendemains qui chantent.
Toutefois, la sécurité en tant que facteur de développement est placée au cœur du progrès de toute société. Chez nous, en Haïti, la constitution prévoit que la force publique se compose de deux (2) corps (L’armée et la Police), mais à vrai dire depuis le milieu des années 1990, soit en 1995, il ne nous reste que la PNH, cette dernière est contrôlée par l’exécutif à travers le conseil supérieur de la police nationale (CSPN), dirigé par le premier ministre. Ce n’est qu’en 2018 que l’administration de Jovenel Moïse a présenté et installé officiellement des membres du Haut-état-major des Forces armées d’Haïti, après son démantèlement en 1995.
À souligner que selon la loi du 29 novembre 1994 portant création, organisation et fonctionnement de la Police nationale, le premier ministre fait office de président du CSPN et sa mission consiste à définir la politique et les stratégies nationales en tout ce qui concerne les missions de la Police nationale relevant de l’autorité du Ministère de la Justice. Il joue un rôle consultatif sur les grandes orientations de la politique d’action de la Police. Est-il sa priorité de négocier de préférence avec les gangs ?
Très connu comme premier ministre qui cherche en général un bouc émissaire pour rendre responsable de ses arrogances, son inefficacité, son manque de prévoyance et son manque de leadership pour mener le pays vers la voie du développement, M. Jouthe Joseph, au regard de l’article 155 de la constitution haïtienne en vigueur qui conduit la politique de la nation, n’est à présent en mesure de donner aux parents de policiers livrés à la boucherie leurs cadavres, il préfère faire chercher des subterfuges en mettant l’inspecteur Carl-Henry en isolement. Est-il le seul responsable? Où étaient la DCPA et les responsables de DDO/PNH ainsi que les membres du Haut-état major élargi qui présidaient la réunion qui a envoyé ces policiers à la boucherie ? N’est-il pas préférable pour les membres du CSPN de présenter leur démission en bloc ?
Le philosophe Allemand Friedrich Nietzsche disait :
« Pensons-y ! – Celui que l’on punit n’est point celui qui a commis l’action. Il est toujours le bouc émissaire ».
Réfléchissez !!!
Les actions déjà posées par l’inspecteur général Normil Rameau durant son passage comme directeur général a.i de la police nationale via ses services de renseignements donnent encore des résultats et ont permis de procéder à l’arrestation d’au moins cinq (5) présumés bandits de Village de Dieu en République Dominicaine. Depuis septembre 2020 soit deux mois avant dêtre remplacé par M. Léon Charles; l’ancien DG avait démandé à la DCPJ de décerner des avis de recherche contre ces présumés bandits, ce qui les avait poussé à se rendre en terre voisine. À côté des travaux accomplis par l’ancienne administration, la police avait présenté la semaine écoulée l’arrestation des trafiquants drogue en république dominicaine ainsi que des présumés bandits.
Le Haut commandement de la PNH n’a jusqu’à présent récupéré les corps des policiers tués et sauvagement lynchés dans le quartier de Village de Dieu, situé au cœur de la capitale haïtienne, après l’opération ratée et mal planifiée du vendredi 12 mars 2021. Sur sa page facebook, les autorités disent avoir mené une opération spéciale mardi, conduisant à la récupération d’un des véhicules blindés alors que des centaines de policiers mécontents avaient investi les rues mercredi 17 et jeudi 18 mars 2021 pour exiger, entre autres, la démission du directeur général a.i de la PNH, M. Léon Charles et celui du président du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN), en l’occurence le premier ministre Joseph Jouthe.
Si dans les autres pays comme les États-Unis d’Amérique, la France, le Canada […] les chiens policiers tués dans l’exercise de leurs fonctions reçoivent des hommages officiels dignes de leur rang, en Haiti c’est tout le contraire. On assiste de préférence à un comportement du premier ministre, en la personne de Joseph Jouthe, qui considère les agents de la police nationale comme des chiens de garde pour protéger sa maison à tel point que lors d’une rencontre avec la presse à Musseau, il avait déclaré » Le chien ne dort jamais; la Police nationale ne dort jamais. Par cette déclaration insouciante et provocatrice de Monsieur Jouthe, c’est l’honneur de la police qui est en jeu. Donc, ce n’est pas sans raison que les cadavres des policiers assassinés lors du fiasco du 12 mars dernier restent encore abandonnés au Village de Dieu sous les yeux passifs du chef du CSPN.
Dans les émissions de radio et sur les réseaux sociaux, les débats s’enflamment autour de la sécurité et les policiers ont exprimé leur ras-le-bol arguant qu’il est intolérable que les groupes armés sèment la terreur et contrôlent des quartiers de la capitale. » C’est une situation intolérable « . Il y a des gens qui ont failli à leurs responsabilités. Il y a incompétence et mauvaise foi de la part du Haut état major de la Police nationale qui a manifesté l’intérêt de récupérer un véhiculé blindé après des ententes avec les bandits de Village de Dieu au lieu de remettre aux parents des victimes les corps sans vie de leurs frères d’armes « , s’est indigné un agent issu de la 24ème promotion de la police nationale qui requiert l’anonymat.
L’organisation haïtienne de défense des droits humains » JUSTICE ET SOLIDARITÉ » (JS), à travers une note de presse, a condamné les velléités visant à banaliser le drame qui s’est produit à village de Dieu le 12 mars 2021 dans lequel cinq (5) de nos frères policiers nationaux des unités spécialisées SWAT et BOID tués et leurs corps humiliés tournant en boucles sur les réseaux sociaux avec le seul fait de mettre en isolement l’inspecteur général Carl Henry Boucher Comme fusible. Cette organisation a fait comprendre que le Chef du CSPN, Joseph Jouthe, entretient des rapports privilégiés de communication constante avec les gangs armés et dénonce l’irresponsabilité des soit-disant autorités de l’État, illégitimes qui n’approvisionnent pas l’institution policière en matériels capables de protéger la vie de nos policiers qui risquent toujours leur vie à la protection de la population haïtienne. Par voie de conséquence, JUSTICE ET SOLIDARITÉ exige la démission du premier ministre de facto Joseph Jouthe, le ministre de la Justice et de la Sécurité Publique RockFeller Vincent et le Directeur Général a.i de la Police Nationale d’Haïti Léon Charles, tous incapables de répondre à leurs responsabilités républicaines et du coup, pour faciliter l’enquête qui sera diligentée en vue de faire luire toute la vérité relative à ce drame.
Si depuis l’échec du 12 mars, aucune de ses fausses autorités ne s’est démis de ses fonctions, ils continuent tous de vivre aux frais de la République et touchent leur salaire mensuel, sans honte aucune.
« Nou anvi viv », cri de détresse chanté par une pléiade d’ artistes
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