Des organisations et de personnalités haitiano-canadiennes demandent la fin du soutien du Canada au régime ‘’répressif et corrompu d’Haïti’’

Montréal, 21 février 2021- Ce sont plus d’une centaine d’organisations civico-sociales et des personnalités haitiano-canadiennes, regroupées au sein de ‘’ Les Artistes Pour La Paix’’ (APLP) qui demandent au gouvernement canadien ‘’de mettre fin à l’appui qu’il fournit à un président haïtien répressif, corrompu et dépourvu de légitimité constitutionnelle.’’
Dans une correspondance au chef du gouvernement canadien, Justin Trudeau, l’APLP rappelle que le mandat constitutionnel de Jovenel Moïse a pris fin depuis le 7 février 2021 et qu’il continue d’occuper illégalement le palais national au mépris des articles 134-2, 134-3 de la constitution haïtienne et 239 du décret électoral du 2 mars 2015.
Les signataires de la lettre soulignent également les excès de Jovenel Moïse qui viole insatiablement la constitution. Ils citent entre autres l’arrestation et l’emprisonnement d’un juge de la Cour de Cassation, la révocation arbitraire de trois juges et la nomination illégales de trois autres juges a la Cour de Cassation dont les locaux ont été gardées policièrement.
Ils rappellent également que Jovenel Moïse a écourté le mandat des sénateurs, n’a pas organisé d’élections pour renouveler le personnel politique du pays, dirige le pays par décret depuis le 13 janvier 2020, se propose d’organiser un referendum constitutionnel illégal et des élections grâce à un CEP constitué unilatéralement et totalement acquis à la cause du PHTK.
L’APLP déplore également que le gouvernement du Canada continue de fournir son appui a Jovenel Moïse alors que son régime est impliqué dans plusieurs massacres documentés, perpétrés au cours des deux dernières années dans le pays, faisant plusieurs dizaines de morts.
Les artistes pour la paix dénoncent la diplomatie canadienne sur les violations répétées des droits humains en Haïti où le droit de manifester a été criminalisé par M. Moïse qui a décidé de prolonger son mandat, contrairement aux dispositions de l’article 134-3 de la constitution haïtienne.
‘’La légitimité de Moïse a toujours été faible, et il a recueilli moins de 600 000 voix dans un pays de 11 millions d’habitants. À partir de l’éclatement des manifestations massives contre la corruption et contre le-FMI de la mi-2018, Moïse n’a pas cessé d’accroitre la répression, font-ils savoir.’’
‘’Il est temps que le gouvernement canadien arrête d’appuyer une dictature répressive et corrompue en Haïti, écrivent-ils à Justin Trudeau, premier ministre du Canada.’’
 
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