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Covid-19 – Jovenel Moise gracie 415 prisonniers, mais pas un seul pour opinions politiques divergentes relaxé par l’apprenti-dictateur haitien

Toto Constant est arrivé au lendemain où l’apprenti-dictateur Jovenel Moise étend unilatéralement sa « grâce présidentielle » alors que les Magistrats entament leur 3ème semaine de grève. Toto devrait-il s’en faire car ici, il est bien chez lui, li nan bòl grès’li et sa clique est au pouvoir en Haïti…probablement, avant son départ du Palais national, le 7 février 2021, Jovenel Moise pensera aux frappes du vieil ami de longue date de Michel Martelly…

Mardi 23 juin 2020 ((rezonodwes.com))–Le nouvel apprenti-dictateur président haïtien Jovenel Moïse a gracié 415 prisonniers, dans le cadre, a-t-il révélé, « de la décongestion des prisons par le gouvernement pour limiter la propagation de Covid-19« .

Le journal officiel de la République Le Moniteur qui regorge de décrets publiés par un pouvoir dit démocratique et soutenu par la communauté internationale, le Binuh en particulier, a indiqué que les prisonniers appartenaient à 17 prisons dans tout le pays. Avec 90 graciés, la prison civile de Jérémie, dans le département de la Grand Anse, a été la plus favorisée, suivie de Mirebalais (Centre) avec 51 et de Port-au-Prince (Ouest), 31 libérés.

Depuis mars dernier, après le fléau de la pandémie, le gouvernement a ordonné la libération des prisonniers qui répondaient à certains critères liés à l’âge, aux maladies antérieures et aux sanctions imposées, mais les organisations sociales ont qualifié le processus de « très lent ». Cependant, un baron de la drogue et allié de PHTK, l’ex-député Jean Fenèl Thanis a été libéré par une grâce présidentielle qui ne dit pas son nom.

Avant la grâce présidentielle, seuls 800 détenus bénéficiaient de cette mesure, alors que plusieurs prisons ont connu des flambées de Covid-19. Les prisonniers politiques sont toujours gardés dans les cellules du Pénitencier national, sur ordre de la présidence d’Haïti et sans aucune forme de procès, ont dénoncé à plusieurs reprises des organismes de droits humains haitiens. Des rapports font état que des personnes arrêtées lors de multiples manifestations anti-Jovenel entre 2018 et 2019, gémissent encore dans les cachots.

Le Réseau national pour la défense des droits de l’homme (RNDDH) a critiqué les conditions de vie difficiles des prisonniers et a qualifié d’ »actes de torture » le fait que jusqu’à 80 personnes soient confinées dans une minuscule cellule.

L’Office de protection des citoyens (OPC) a également exprimé son inquiétude quant au sort des détenus, suite à de prétendues poussées de fièvre dans les prisons de Port-au-Prince, Petit-Goâve, Jacmel et Cap-Haïtien.

Au milieu de ce mois, au moins une douzaine de détenus ont été diagnostiqués positifs dans la prison civile de Jérémie. En mai également, une dizaine de prisonniers ont contracté la maladie au Pénitencier national, situé au cœur de Port-au-Prince, et qui est l’un des plus grands établissements de ce type en Haïti.

À ce jour, Haïti a enregistré 5 211 cas de Covid-19, dont la grande majorité a été transmise, tandis que 88 personnes sont mortes et 334 se sont rétablies.

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