Platform News HT

,

Des supporteurs de Pierre Hurmic (EELV) célèbrent sa victoire au second tour des élections municipales, à Bordeaux, le 28 juin. AGNES DHERBEYS / MYOP POUR « LE MONDE »

A l’unisson, les journaux européens relèvent la « vague verte », qui a balayé la France après la victoire des écologistes dans plusieurs grandes villes de France, dimanche 28 juin, lors des élections municipales. Strasbourg, Bordeaux, Lyon, Tours, Besançon, Poitiers, Annecy, Marseille : « les candidats écologistes ont remporté des victoires majeures » à travers le pays, note The Guardian. Ce deuxième tour des élections, reporté pour cause de coronavirus, inflige aussi un « revers majeur » au mouvement du président Emmanuel Macron, La République en marche. « Le parti n’est pas parvenu à s’implanter localement, quatre ans après sa création », constate le journal britannique. La victoire d’Anne Hidalgo à Paris est aussi présentée comme une victoire de l’écologie : « la socialiste, soutenue par Europe Ecologie-Les Verts et les communistes, a fait de la lutte contre le changement climatique et la pollution les éléments clés de son programme ».

« Comme des dominos, les plus grandes villes de France sont tombées pour la première fois dans le camp des Verts », pointe aussi Le Soir, à Bruxelles. Ce « tsunami » inflige « un terrible camouflet à Emmanuel Macron ». Le Temps, lui, conclut de cette victoire que « les Français considèrent désormais les écologistes comme des gestionnaires, capables de gérer des villes importantes ». Pour le journal suisse, les leçons politiques de ses résultats sont multiples. « La marge de manœuvre d’Emmanuel Macron se retrouve étroite, entre un premier ministre à la légitimité renforcée, une droite qui profite de son ancrage territorial, une extrême droite qui s’enracine, et des Verts en passe de lui voler sa carte maîtresse de la présidentielle : le renouveau politique français ». Il souligne enfin que « cette vague verte intervient à la veille de la réception lundi, par le président français, des 150 citoyens tirés au sort de la “convention citoyenne sur le climat” », qui propose un référendum écologique.

La Süddeutsche Zeitung relève aussi le « succès sans précédent des Verts et de leurs alliés » et la défaite sévère de La République en marche : « le parti présidentiel a échoué à conquérir la capitale et à s’imposer dans d’autres villes ». « Il y a tout juste trois ans, le jeune parti avait remporté la majorité des sièges à l’Assemblée nationale », rappelle le journal allemand. Pointant la « popularité du premier ministre supérieure à celle du président » et sa gestion de la crise sanitaire, il s’interroge par ailleurs sur les effets de la victoire d’Edouard Philippe au Havre, alors qu’un remaniement avait été annoncé après le scrutin.

El Pais souligne que « l’avancée des écologistes, en alliance avec d’autres forces de gauche » intervient dans le contexte de la pandémie due au coronavirus ; il pointe aussi l’abstention record et l’échec de La République en marche comme « les autres enseignements de ce scrutin ». Proximité géographique oblige, le journal espagnol insiste sur la victoire à Perpignan de Louis Aliot, du Rassemblement national. « La ville catalane française devient la plus grande ville gouvernée par l’extrême droite, qui régnait à Toulon dans les années 1990 », rappelle le quotidien. Il estime néanmoins qu’au-delà de cette victoire « symbolique », le scrutin offre « un résultat médiocre » pour le RN, qui a par ailleurs perdu sa seule mairie d’arrondissement à Marseille.

Stéphanie Le Bars

The post Municipales en France : pour la presse européenne, une « vague verte », qui fragilise Macron appeared first on Haiti24.

Leave a Comment

Your email address will not be published.

%d bloggers like this:

Send us your Problem:

Please, Fill out all the fields.

Radio Station:

Your message has been sent. Thanks 😊