10 000 pas et plus. Les chiffres sont inquiétants. La sédentarité (le temps d’éveil passé assis ou couché, avec des dépenses énergétiques très faibles) chez les enfants et adolescents de 6 à 18 ans a fortement progressé pendant le confinement. Le temps d’écran a atteint trente heures par semaine, soit plus de quatre heures par jour (contre vingt heures par semaine avant le confinement), selon une étude réalisée par Harris Interactive pour l’association Assurance Prévention réalisée en deux temps, fin février et du 28 mai au 4 juin. Activité également sédentaire, la lecture de livres a progressé, mais de seulement une heure, avec 3,3 heures par semaine.

Ce temps d’écran augmente avec l’âge. Les lycéens ont ainsi consacré 10,7 heures par semaine en moyenne à regarder la télévision (contre 6,5 heures avant le confinement), 11,4 heures à surfer sur Internet (contre 7,3 heures) ou encore 8,4 heures à discuter avec leurs amis sur les réseaux sociaux (contre 5,4 heures), indique encore cette étude. Au total, c’est une hausse du temps sédentaire de 50 %. Une autre enquête de l’Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité (Onaps) montre que le temps d’écran s’est allongé pour 62 % des enfants et 69 % des adolescents.

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— Onaps_officiel (@Onaps)

Dans le même temps, l’activité sportive a reculé à 2,7 heures par semaine (contre 3,5 heures début mars), soit vingt-trois minutes par jour. En ajoutant marcher ou faire du vélo, ce temps actif a baissé à 5,5 heures par semaine durant le confinement (contre 6,1 heures avant). Point inquiétant, 14 % des 6-18 ans n’ont pas fait du tout de sport durant cette période, taux qui grimpe même à 20 % chez les lycéens. « Des pédiatres ont vu arriver des enfants qui n’étaient pas sortis de chez eux pendant deux mois, voire plus, qui n’avaient pas bougé, passant de la station debout à la station assise », déplore le professeur Jean-François Toussaint, directeur de l’Institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie du sport (Irmes).

Altération des rythmes biologiques

Ces chiffres préoccupent, car ils se situent bien en deçà des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, qui préconise une heure quotidienne d’activité physique. Pour mémoire, avant le confinement, en France, 87 % des adolescents de 11 à 17 ans ne respectaient déjà pas ces recommandations.

Et on sait qu’outre ses effets délétères sur la santé, le manque d’activité physique et la sédentarité entraînent souvent des habitudes nutritionnelles moins favorables, ce qui résulte en une prise de poids et une perte de condition physique cardio-respiratoire, comme le montrent des études récentes. De même qu’une altération des rythmes biologiques, avec un moins bon sommeil. Les effets délétères des écrans sur le sommeil sont également documentés.

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