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Emmanuel Macron discute avec le président russe Vladimir Poutine par visioconférence, au Palais de l’Elysée, à Paris, le 26 juin. POOL / REUTERS

L’air marin escortait Emmanuel Macron et Vladimir Poutine au fort de Brégançon, le 19 août 2019. La France formalisait ainsi, dans ce cadre estival, son offre de dialogue stratégique à la Russie, au nom de la sécurité européenne. Pour leur nouveau tête-à-tête, vendredi 26 juin, les présidents français et russe ont dû se parler par écrans interposés. Ils pourraient se retrouver néanmoins à Moscou d’ici la fin août, M. Macron acceptant l’invitation de son homologue, « si les conditions sanitaires le permettent ».

Pas encore sortis de la gestion de la pandémie, les deux responsables ont longuement échangé, pendant deux heures, pour « donner suite à l’agenda de Brégançon », selon l’Elysée. Cet agenda n’a pas produit de résultat concret, mais soulevé beaucoup d’inquiétude en Europe orientale. « L’idée n’était pas d’évaluer au bout de six mois ou un an », souligne-t-on à l’Elysée, où l’on parle plutôt de « chemin de long terme ».

Le dialogue stratégique avec la Russie, animé côté français par le diplomate Pierre Vimont, se déclinera sous forme de groupes de travail. La liste a beau être longue – de la lutte contre le terrorisme à l’Arctique, en passant par le nucléaire civil, la stabilité stratégique et les conflits gelés en Europe, l’Iran, la cybersécurité… –, elle témoigne davantage d’une volonté de dialogue complet que d’objectifs clairement atteignables. L’Ukraine fournit l’exemple le plus flagrant, malgré la tenue du sommet de l’Elysée en décembre, de la difficulté à progresser sur le terrain.

Volonté de maintenir le multilatéralisme

Les deux responsables ont évoqué tous les dossiers complexes du moment. Sur la Libye, M. Macron s’est ému des ingérences militaires étrangères et a défendu l’idée d’un cessez-le-feu sur la base des positions actuelles. Au sujet du renouvellement à venir, au Conseil de sécurité, du dispositif des couloirs humanitaires en Syrie, Moscou insiste pour que l’essentiel de l’aide passe par Damas. Paris, de son côté, identifie d’autres besoins urgents, au nord-est et au nord-ouest, nécessitant de passer par la route la plus courte. Concernant le moratoire sur les forces nucléaires intermédiaires (FNI) proposé par Vladimir Poutine en Europe, au vu de l’extinction du traité FNI, la France accepte d’échanger sur le sujet, mais tous les aspects techniques restent à débattre.

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Voulant y voir un indice de motivation, l’Elysée a noté que les conversations entre les deux chefs d’Etat étaient méticuleusement préparées par la partie russe. Les nombreux échanges ces derniers mois entre Paris et Moscou sur la tenue d’un hypothétique sommet « P5 » des cinq membres permanents du Conseil de sécurité n’ont pas abouti. Mais ils font apparaître, en surface, une volonté commune de maintenir à flot le multilatéralisme. Le siège permanent au Conseil de sécurité est pour les deux pays un élément fondamental de leur stature international.

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